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Les Arènes de Lutèce (5e)

J’ai souvent évoqué ce lieu clef du cinquième arrondissement, et pourtant je n’ai jamais pris le temps de vraiment le présenter !
D’un côté, je dois vous avouer que la première fois que j’y suis allée j’étais déçue… Ce n’était qu’une toute petite chose bétonnée… Puis j’ai appris à les aimer, notamment grâce à Axelle et la visite du Quartier Latin faite en sa compagnie…
J’ai ouvert les yeux et j’ai compris la chance d’habiter à côté de ce lieu mais surtout à apprécier qu’elle soit encore là pour partager l’histoire de Paris.
Les Arènes de Lutèce Paris 5

Les Arènes de Lutèce - Entrée Rue Monge Paris 5 

          

          

Donc pour la « petite » histoire… 
Les Arènes date du 1er siècle, c’est en fait un amphithéâtre, comportant à la fois une scène pour les représentations théâtrales et une arène pour les combats de gladiateurs et autres jeux de l’amphithéâtre et pouvait contenir jusqu’à 17 000 spectateurs. Mais elles disparurent petit à petit, pour finalement être totalement ensevelies au XIVe siècle.
Ce n’est que dans les années 1860 qu’elles réapparaissent au moment de l’ouverture de la Rue Monge, d’ailleurs un projet d’y créer un dépôt de  bus est même soulevé… Mais c’est sans compter sur Victor Hugo et la Société des amis des Arènes qui souhaitent leur conservation. Ca fonctionne, en 1883 elles sont classées Monument Historique.
Avec les Thermes de Cluny, les Arènes de Lutèce sont le seul vestige encore visible du passage des Romains à Lutèce (Paris)

Les Arènes de Lutèce
47-59 Rue Monge – 75005 Paris
Infos : ouvert entre 8h – 17h30 (hiver) & 9h – 21h30 (été)
Accès : Ligne 7. Place Monge / Ligne 10. Cardinal Lemoine 

"Passages couverts de Paris" Edt Massin

A Paris nous comptons aujourd’hui près de 25 passages couverts.
Historiquement la plupart des passages couverts furent construits dans la première moitié du XIXe siècle, afin d’abriter une clientèle aisée des intempéries et de proposer le plus souvent un ensemble de commerces variés. Paris comptera jusqu’à 150 passages couverts dans les années 1850 et exportera le modèle vers plusieurs autres villes en France puis à l’étranger à la fin du XIXe siècle siècle. La quasi-totalité des passages couverts se trouve sur la rive droite de la Seine, à l’intérieur des limites de Paris avant son extension de 1860, principalement près des Grands boulevards, c’est-à-dire dans les zones drainant la clientèle aisée à l’époque de leur construction sur un axe allant de la Bourse au Palais Royal.
Lors d’une visite guidée [L’énigme des Passages Couverts] le mois dernier j’en ai découvert quatre, j’ai plongé dans un monde magique hors du temps et j’ai voulu en apprendre plus. Je suis tombée sur cette petite perle de livre.

Ce livre après nous avoir fait un bref résumé de l’histoire et de l’architecture des passages couverts, nous présente 20 de ces passages encore existants arrondissement par arrondissement.
Agrémentés de magnifiques photos chacun des passages couverts est passé au peigne fin, taille, date de création, horaires d’ouverture, et aussi présentation, « l’annuaire » des boutiques à voir et des portraits de commerçants des passages.
On apprend notamment que le plus ancien est le Passage du Prado (10e arr.) ouvert en 1785, que le plus grand est le Passage du Caire (2e arr.) long de 360m.
Et aussi des anecdotes …
Saviez vous que la Galerie Vero-Dodat tient son nom des deux charcutiers qui l’ont créé ? ou encore que l’Hôtel Chopin (Passage Jouffroy) porte ce nom en hommage à Frédéric Chopin qui y rencontrait sa maîtresse George Sand ? ou encore que les Galeries du Palais-Royal étaient dans les années 1780 un lieu de débauche ?
Un livre bourré d’informations, qu’on devrait tous avoir dans nos bibliothèques pour en apprendre plus sur ces passages parfois oubliés et pourtant tellement magnifiques.
Enfin, n’oubliez pas que le plus beau passage couvert date de 1843 et n’est pas à Paris mais … [ici].





Passages couverts de Paris
Editions massin  –  Sybil Canac & Bruno Cabanis
octobre 2011 – 191 pages
24.90€

"La Vue" • Bar (17e)

Après Le Ciel de Paris, me voilà qui prend à nouveau de la hauteur… cap sur la Rive Droite pour prendre un cocktail à « La Vue », le bar du 34eme étage de l’Hôtel Concorde Lafayette !

Magnifique ! Ce bar porte vraiment bien son nom car le paysage qui se peint sous mes yeux est magnifique … La Tour Eiffel bien sure, mais aussi l’Arc de Triomphe, le bois de Boulogne et le Mont Valérien. Magique !


Les lieux eux sont assez modernes et assez petits, des banquettes en cuir rouges et blanches et des néons qui tombent comme des gouttes du plafond. Très agréable …
A la carte, cocktails originaux et plus classiques, champagne, whisky et cocktail sans alcool… Pour ma part je craque pour un « French Kiss in Paris », délicieux cocktail à bas de rhum, crème de champagne, grenadine… à déguster les yeux dans les yeux avec la Grande Dame, le rêve !

LA VUE
3 Place du Général Kœnig – 75017 Paris
Infos : bar à cocktail   //    cocktails env. 25€
        lundi au samedi – 17h / 1H   —   Facebook
Accès : Ligne 1.  porte maillot

"Collaboration" • Théatre de la Madeleine

Après un mois d’attente je suis enfin allée voir « Collaboration » au Théâtre de la Madeleine.
J’en rêvais de cette pièce depuis l’instant où j’en ai entendu parlé. Après avoir vu « Le Repas des Fauves » en novembre, j’étais enchantée à l’idée de retourner au théâtre et surtout de voir Michel Aumont. 

Construit en 1924 à l’emplacement d’un manège de chevaux, il fut inauguré e son premier grand succès vient dès l’année suivante avec la première pièce de Marcel Pagnol : Les Marchands de gloire. 
À partir de 1930 le Théâtre de la Madeleine devient le théâtre attitré de Sacha Guitry, jusqu’en 1944. Depuis 2011, ce théâtre comptant 709 places est la propriété de Jean-Claude Camus.

Donc cette fois-ci je suis donc allée voir « Collaboration », une pièce de Ronald Harwood et mise en scène par Georges Werler. Les acteurs principaux donc, Michel Aumont et Didier Sandre

« Collaboration », l’histoire ?

Deux artistes au sommet de la gloire. Deux géants ! Richard Strauss (Michel Aumont) et Stéfan Zweig (Didier Sandre). Le premier, proche du régime nazi et se croyant tout puissant et intouchable, non concerné par la politique. Le second, craignant au contraire cette politique et la violence qu’elle allait sécréter. Ils s’admiraient. Ils créeront ensemble un opéra bouffe inspiré de Ben Johnson,« La Femme Silencieuse », immense succès arrêté dès la seconde représentation par le régime nazi, le nom d’un juif étant resté sur l’affiche malgré l’interdiction. Une fois encore la politique de la haine montrait son talent.

L’histoire d’une rencontre, qui devient amitié… autre deux êtres que l’histoire oppose. 
Je ne vous cacherai pas que les 30 premières minutes me semblaient lentes… Mais ensuite tout s’accélère et les 2 heures passent à une vitesse folle, pris par la puissance des comédiens !
Michel Aumont et Didier Sandre sont absolument bouleversants …

Théâtre de la madeleine
19 rue de surène – 75008 Paris
Accès :   Ligne 14. madeleine

"Roger de Beyrouth" • Restaurant (5e)

Et si on prenait un peu le soleil sous ce ciel hivernal ?
Pour moi l’été c’est la Méditerranée, l’huile d’olive, le soleil et le dépaysement ! Et bien ça tombe bien Chez Roger y a tout ça. Roger c’est le meilleur libanais de Paris…

Le meilleur du Liban est à la carte, chaud ou froid… Au choix soit une assiette libanaise (par exemple le chawarma poulet), soit un assortiment de mezze à déguster entre amis. Lors de notre dernière visite, c’est d’ailleurs cette solution que nous avons choisi pour que ma Best goûte un peu à tout.

Pour trois, une vingtaine de mezze chauds & froids, taboulé, hommous, fallafel, caviar d’aubergine, rikakat au fromage, fatayer aux épinards, etc… et ensuite, car oui ce n’est pas fini… on passe au plat… viandes cuisinés qui sont posés sur le réchaud : poulet mariné, boulette de viandes et foie de volaille.

Tout est délicieux, très copieux… j’adore y aller ! Ne serait ce que pour l’accueil chaleureux de Roger. On s’y sent peu comme à la maison.

Et pour vous, quel est le meilleur fallafel  ?

Roger de Beyrouth
103 Rue Monge – 75005 Paris 
Infos  :   libanais   //   chaleureux – familial – mezze

Accès :   Ligne 7.  censier-daubenton

RedBall Project • Une Boule Rouge dans Paris

Peut-être en avez-vous entendu parlé mais depuis une semaine une étrange Boule Rouge se balade dans les rues de Paris, c’est La RedBall.

Avant tout le RedBall Project c’est un évènement conçu par l’artiste Américain Kurt Perschke. L’idée est née à Saint Louis en 2001 où il vivait à l’époque et où on l’a sollicité pour imaginer un projet d’installation artistique public. 
Curieusement ce sont les sites les moins glamour de la ville, ceux devant lesquels on s’attarde rarement, qui l’ont inspirés. Afin que tout le monde puissent les regarder, comme lui, avec un autre point de vue, il fallait attirer l’attention : l’idée d’une énorme boule rouge coincée sous un pont lui est venue une nuit. C’est l’année suivante, quand RedBall a débarqué à Barcelone que le projet a réellement débuté. Car dès que le passant réagit devant la boule ou se met à imaginer une autre localisation, de spectateur, il devient acteur à part entière du projet. C’est d’ailleurs cela qui l’intéresse : l’interaction. Le projet n’a en effet de sens que s’il est mobile et s’il engage le public.
Et dans chaque pays l’accueil est différent. En Australie, tout le monde jouait avec RedBall, à Londres, les passants en parlaient plus qu’ils ne la touchaient et à Taipei, les gens revenaient tous les jours, à chaque nouvel emplacement, pour la prendre en photo …

Et nous Parisiens, comment réagissons nous ?

Mais que fait-elle à Paris me direz-vous ?
Et bien elle a fait le déplacement pour les 150 ans de Bacardi Martini, rien de moins ! Et bien oui, car qu’on en commun cette grosse boule et les logos Martini : ils sont rouges !
En écho à la devise des fondateurs de MARTINI – « Volere é Potere» (Vouloir c’est Pouvoir) – c’est pour son audace et son talent à mettre en scène et magnifier une gigantesque boule rouge dans les plus grandes villes du monde, que Bacardi Martini France a choisi de soutenir l’artiste américain Kurt Perschke via une action de mécénat. Le « RedBall Project », c’est inviter l’inattendu et le partage dans notre quotidien, à l’image de la marque Italienne qui, depuis 150 ans, célèbre l’initiative et l’esprit d’entre – prendre, caractéristiques de ses fondateurs qui ont osé lancer MARTINI Rosso en 1863.
Donc, après Chicago, Abu Dhabi, Taipei, Sidney et plus récemment Londres, la « RedBall » découvre donc Paris.

A ce jour on a pu la voir à Beaubourg (4e), à l’Hôtel de Ville (4e), sur la Passerelle Simone de Beauvoir (13e), à un pique-nique sur les quais du Canal St-Martin (10e), faire une Balade sur la Seine…
Mais que nous réserve t-elle pour ces dernières étapes ?
Escalader la Tour Eiffel ?
Visiter les catacombes ?

Vous voulez en apprendre plus ?
Et bien rendez vous sur la Page Facebook et le site redballproject.com
J’adore le concept… Dés que je la vois, hop je vous le twitte ou la photographie sur instagram (une raison pour me suivre, vous saurez de suite où est la boule).
Et si vous n’avez pas encore vue la jolie Boule Rouge, il vous reste encore 2 jours pour la traquer. Lundi il sera trop tard !

Et pour garder un souvenir de son passage, offrez vous le coffret Martini « Red Ball » en vente chez Colette.

Alors, et vous, avez-vous vu la Red Ball ?

Visite de l’Île de La Cité • BaladEnigm

Voilà plusieurs mois qu’attendait au chaud dans ma valise la BaladEnigm gagnée sur le blog de Mag à Lire, mais avec le temps de ces derniers mois c’était dur dur de se lancer dans une promenade sur les berges de la Seine…
Car oui malgré le choix entre plus de 15 promenades je sais tout de suite su celle que j’allais faire : 

Cité : Île des Rois, Île de Loi !

Mais BaladEnigm c’est quoi me direz-vous ?

Et bien c’est une balade d’un nouveau genre dont VOUS êtes votre propre guide et truffée d’énigmes et d’épreuves. Conçue pour s’amuser en famille (parents, enfants – à partir de 5/6 ans – et grands-parents !) ou entre amis (jusqu’à 6 personnes). Chacun y trouve son compte : celui qui veut avancer en résolvant des énigmes, celle qui veut se cultiver, ceux qui préfèrent flâner le nez au vent… et les enfants (ou les grands) qui veulent avant tout s’amuser ! C’est vous le guide… totalement libre et autonome vous imprimez vous-même vos documents, ou téléchargez le circuit sur votre iPhone, vous partez vous promener le jour et à l’heure de votre choix (comme moi avec mes soucis météo)

Donc dimanche, premiers rayons de soleil… rendez-vous fut pris avec ma troupe au pied du Pont au Change pour découvrir l’île de La Cité en compagnie de Berald (la mascotte des BaladEnigm – d’ailleurs saurez-vous le retrouver dans mes photos ?).
Armée de mon iPhone, de mon reflex mais aussi (et surtout) des livrets à imprimer, de la carte, des bonus … nous sillonnons à notre rythme les 47 points de passages entre énigmes et point culture !


 
Quai de l’Horloge, Square du Vert Galant, Rue de Harlay, Quai des Orfèvres, Hôtel Dieu, parvis de Notre-Dame, Quai de l’Archevêché …
On a découvert des lieux qu’on ne connaissait pas, comme la charmante Place Dauphine, petit coin de calme au milieu de la foule de touristes du 1er arrondissement… et même quelques anecdotes …
Saviez-vous que la tour gauche de Notre-Dame de Paris était plus large que la droite ?
Toute fois si je peux me permettre quelque reproches… je trouve que la visite manque de précision aussi bien sur le trajet à suivre que sur les énigmes et lieux à observer, les « private joke » sont un peu trop nombreuses ça nous fait vite perdre le fil…
Ou alors peut-être faudrait-il potasser le dossier avant le départ ?! 
Malgré tout, je suis prête à retenter l’aventure … Pour comparer … Je testerai bien La Butte aux Cailles, ou Montparnasse, qui sont des quartiers que je connais beaucoup moins que la Cité.

Cité : île de Rois, île de Loi ! (9€)
Durée : 2h-3h
Inscription sur www.baladenigm.com